Encore des p’tits djeuns ! Mais des anglais cette fois, on va laisser les States un peu derrière nous pour revenir à Albion (on revient toujours à Albion, mais ça c’est une autre histoire). Encore une découverte récente, puisque le premier album des Late of the Pier, Fantasy Black Channel, est sorti fin août dernier.
La première écoute est un peu déconcertante, mais pas désagréable du tout. On commence avec une intro certes un peu étrange, genre voyage épique dans l’espace façon hallucinations de 2001 l’Odyssée de l’Espace, mais rien dont d’autre groupes qu’on connait mieux, genre Muse par exemple, n’aurait été capable. Donc jusque là, ça va, surtout qu’on enchaîne assez rapidement sur une deuxième piste rock bien rythmée avec une petite mélodie bien sympa qui donne envie de sauter partout et qui colle tout à fait avec ce qu’on pourrait attendre d’un groupe indie britannique.
Et là, c’est le drame. Enfin le drame, c’est un bien grand mot, disons plutôt la surprise. La fin du morceau part dans un délire électronique totalement inattendu. On se demande un instant si ce n’est pas le CD qui saute ou le lecteur mp3 qui donne de sérieux signes de faiblesse, et on a tout juste le temps de se ressaisir que le morceau suivant commence. Et là retour vers le futur, enfin non, plutôt vers le passé, et on se prend un grand coup de new wave dans les dents. Ben les amis, ça fait du bien. Non parce qu’on peu dire ce qu’on veut sur la new wave, c’est vrai qu’il y a eu quelques bonnes bouses hein, mais il y a aussi du bon, et du très bon, et c’est chouette de voir que les p’tits nouveaux de la pop anglaise savent aller y chercher des sons sympas.
Bon, je vais pas vous passer en revue tout l’album morceau par morceau (quoi que j’aime particulièrement le quatrième, d’où le titre de ce billet), de toute façon on a à peu près tout maintenant : une bonne dose d’expérimentation (à entendre certains trucs, on se dit qu’ils ont bien dû s’amuser à composer leurs morceaux (les p’tits veinards)), des inspirations 80s, mais aussi actuelles, avec ce qui se fait de bien en rock brit’ depuis quelques temps, et des sons électros qui ne sont pas sans rappeler des groupes comme LCD Soundsystem.
Verdict de Blue : c’est bon, mangez-en.







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